Tokyo 2020 : le handball et le basket en demies finales !

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Méline Nocandy, Chloé Valentini (handball), Endy Miyem (basket) et leurs coéquipières respectives s’arrachent en quart et s’offrent les demies !

Par Etienne Bonamy – mercredi 4 août 2021 – Photo : équipe de France Féminine de Handball / Crédits : Twitter @FRAHandball

 

Les équipes de France féminines de sport collectif font toujours le show à Tokyo. Handballeuses et basketteuses sont qualifiées pour les demi-finales de leur tournoi ce mercredi soir à Tokyo. Deux immenses performances.

 

Les handballeuses ont étouffé les Pays-Bas (32-22), championnes du monde 2019. Un exploit bâti sur une rigueur défensive revenue et un enthousiasme collectif qui les a fait longtemps chanter et danser ensemble à la fin du match sur le parquet du Yoyogi National Stadium. « On est arrivées au top contre elles », détaille Méline Nocandy. « Je crois qu’on est à +10 au bout d’un quart d’heure grâce à notre grosse défense. Je garde encore mes émotions mais croyez-moi je suis super contente. On est en demi-finale ! On est sorti de la guerre des matches de poule et là on y va. Jusqu’où ? Je ne sais pas », dit, hilare, la Messine. « Dans notre groupe, il y a beaucoup d’anciennes joueuses de Metz, comme moi actuellement, on connaît la mentalité du coach (ndlr : qui a entraîné Metz), qui veut que ça court beaucoup, qu’il ne faut pas « prendre de buts ». Vendredi, en demi-finale ce sera la Suède, équipe surprise à ce stade. Les Bleues ont fait match nul contre les Scandinaves le 29 juillet (28-28). « J’ai hâte de les retrouver. Ce ne sera pas la même histoire », conclut Méline.

 

L’équipe de France de basket-ball d’Endy Miyem retrouvera elle aussi en demi-finale un adversaire de sa poule préliminaire:  le Japon. Une équipe qui avait créé la sensation en dominant les Françaises. Mais les partenaires de la joueuse des Carolo flammes ont beaucoup plus souffert pour éliminer l’Espagne (67-64). En tête dans les trois premiers quarts-temps, les Bleues ont soudain cédé. A moins de 3’ de la fin, il a fallu toute l’énergie d’Endy pour ramener des points (3) et replacer la France définitivement devant. « Un vrai combat jusqu’au bout. On a longtemps maîtrisé le score et le jeu puis on a tenu au courage quand on souffrait. C’est la leçon d’une équipe », souffle la capitaine.

 

Photo : Endy Miyem / Crédits : ARIS MESSINIS – AFP

 

Entré en piste pratiquement à la même heure que basketteuses et handballeuses, en début de soirée à Tokyo, Quentin Bigot n’a pas atteint son objectif olympique. Avec un jet à 79,39 mètres, à son deuxième essai, le lanceur de marteau messin n’a pas pu faire mieux que 5ème.

« Je suis à mon rang. Cinquième dans les bilans mondiaux, cinquième ici. Ce n’est ni une déception, ni une grande réussite », confiait-il, lucide dans la mixed zone au chœur du stade olympique. « Mais je n’ai pas le niveau de la médaille: 80,5 mètres! »

Quentin l’avait répété. Il lui faudrait battre son record personnel de 79,70 m et dépasser la barre des 80 mètres pour prétendre au podium. Exact. Derrière le Polonais Nowicki, vainqueur intouchable (82,52m), trois autres lanceurs dépassent cette marque encore inatteignable pour le Lorrain. « Le niveau n’a pas été aussi élevé depuis longtemps », poursuit le médaillé d’argent des Mondiaux 2019. « Ce n’est pas le moment de lâcher. J’ai la technique. Je dois encore travailler ma musculation. Car j’ai un gros déficit de puissance par rapport à mes rivaux ». Il sait ce qui l’attend.

 

La compétition de K2 n’a pas plus souri à Etienne Hubert, ce mercredi, que celle du K1, la veille. Le kayakiste ardennais, comme il le pressentait, partait sans grands repères avec son partenaire, Guillaume Burger. Dernier de sa série puis du quart-de-finale, envolé le frêle espoir de voir le bateau tricolore poursuivre sa route vers la finale demain midi.

 

Photo : Etienne Hubert et Guillaume Burger / Crédits : Philippe Montigny – KMSP

 

Ce jeudi à Tokyo, Steven Da Costa vise, lui, le podium avec plus d’atouts. Le karatéka lorrain est appelé à écrire l’histoire de son sport. La discipline entre pour la première fois au programme olympique. Dans un format spécifique aux Jeux, dans une poule où se mixent les catégories de poids, le champion du monde -67kg, en 2018, dispute 5 combats pour finir dans les 2 premiers et atteindre les demi-finales. Il débutera à midi par l’Iranien Derashipour, membre de l’équipe olympique des réfugiés. A Mont Saint-Martin, en Meurthe-et-Moselle, on va se lever beaucoup plus tôt et suivre devant la télévision, la journée de Steven sur le tapis du Nippon Budokan. En Lorraine, le karaté est une affaire de famille chez les Da Costa où papa entraîne ses trois fils dans le club local, référence de la discipline en France et à l’étranger. Il y a huit jours, Steven est arrivé au Japon, accompagné de Jessie, son frère, accrédité comme partenaire d’entraînement. S’il n’a pu combattre que deux fois en 2021, en revanche, le Lorrain connaît déjà le Budokan où il était en compétition il y a deux ans. « Ces Jeux c’est la chance d’une vie puisque le karaté ne reviendra pas à Paris en 2024. Je suis à Tokyo pour l’or ». L’occasion est à saisir.

 

Les résultats du 4 août

 

ATHLETISME

Stade Olympique

Marteau – Finale

5ème (79,39m)

Quentin BIGOT

 

BASKET-BALL

Saitama Super Arena

Tournoi féminin – Quart de finale

Espagne – FRANCE : 64-67

Endy MIYEM (9 points)

 

CANOE-KAYAK

Sea Forest Waterway

Sprint K2 1000m

Séries – 5ème

Quarts-de-finale – 5ème

Etienne HUBERT – Guillaume Burger

 

HANDBALL

Yoyogi National Stadium

Tournoi féminin – Quart de finale

FRANCE – Pays-Bas : 32-22

Méline NOCANDY (1 but), Chloé VALENTINI-BOUQUET (1 but)

 

 

Le programme du 5 août

 

ATHLETISME

12h25 (heure française), Stade Olympique

4 x 400m femmes – Premier tour

Brigitte NTIAMOAH

 

KARATE

A partir de 5h05 (heure française), Nippon Budokan

-67kg / Poule éliminatoire

Demi-finale (13h05)

Finale (13h40)

Steven DA COSTA